Ils parlent de nous

Tiphaine O. esthéticienne diplômée d’état

Je fais partie de la promotion 2015-2016 de l’école Paris Beauty Academy à Nanterre et j’ai eu le privilège de suivre les enseignements de Marie-Anne Conorgues.

Au-delà de ses cours de qualité, ponctués de méthodologie et de situations cliniques relatant son quotidien avec des patients ou ses expériences, c’est son enthousiasme et sa motivation qui m’ont le plus touchée.

Cette femme est dotée d’une grande force de caractère qui la guide pour mener à bien tant son métier de Socio-Esthéticienne que de formatrice. Et lorsqu’on apprend d’où vient cette force, qu’elle dit inépuisable, on comprend mieux sa générosité et son envie de former de nouvelles professionnelles pour améliorer la qualité de vie des patients.

Même si les doutes nous envahissent à un moment donné au cours de la formation, Marie-Anne est toujours là pour remonter le moral des troupes ou pour donner des conseils.

Plus qu’une formatrice, c’est avant tout un coach qui parvient au bout du compte à nous faire prendre conscience que « oui, nous sommes faites pour ce métier » et que « oui, malgré les doutes et les obstacles, nous parviendrons à exercer la Socio-Esthétique et à en vivre. Pour cela, nous devons nous en donner les moyens, élaborer et négocier des projets professionnels comme nous l’apprenons en cours. Le facteur clé de réussite sera avant tout l’enthousiasme et la persévérance ! »

Maïté B.

En février 2016, on m’a annoncé une très mauvaise nouvelle sur ma santé : j’ai un cancer du sein ! En quelques secondes tout s’écroule… On pense à tout ce qui va s’en suivre : l’opération, les traitements : la chimiothérapie, la radiothérapie et surtout l’image de soi que l’on va refléter… Mon corps et surtout mon visage vont changer ! Et comment faire pour continuer à être toujours au mieux afin de réussir à passer les semaines et les mois sans trop de marques de cette maladie ! Heureusement, nous sommes en 2016 ! Et du côté esthétique il y a eu beaucoup  de progrès : La ligue contre le cancer de Pau m’a mis en relation avec les « Socio-Esthéticiennes » de la clinique. Dans le cadre de cette maladie, j’ai droit à des séances de bien-être : soin du visage, massage du dos, manucure, pédicure. Et même à la dermo-pigmentation des sourcils, car après des séances de chimio mon corps a vraiment été « attaqué » : plus de cheveux, de sourcils, de cils, la peau très sèche, les ongles détériorés et cassants. Je ne veux pas que mon visage ressemble à une « vieille pomme flétrie » ! Il faut hydrater à fond ! Heureusement, elles me conseillent les bonnes crèmes à appliquer. Cela fait énormément de bien au moral de savoir qu’il y a des esthéticiennes formées pour accompagner les personnes comme moi, tout au long de cette dure épreuve que nous traversons. Cela  permet aussi d’avoir un lien social avec elles et oublier un peu pendant une heure de soin cette maladie… Je me relaxe, je me détends, je suis écoutée et comprise ! C’est vraiment un moment magique ! Mais malheureusement le nombre de séances n’est pas suffisant pour aider à passer le cap.

Je remercie Laetitia et Marie-Anne de me chouchouter avec humour grâce à leurs soins  pour vivre au mieux cette maladie !

Faustine M. , 33 ans, Aide soignante

J’ai acquis une solide expérience auprès d’un public très divers. Cependant, c’est en 2014 que je me suis questionnée dans la façon de prendre en soin les patients et les résidents auprès desquels je travaillé.

J’ai donc souhaité évoluer professionnellement et humainement et me suis naturellement renseigné et intéressée au métier de Socio-Esthéticienne par le biais de mon travail, de lecture et du Web…

Mon expérience de soignante «acquise» j’ai alors obtenu un diplôme d’esthéticienne (CAP en 2015) dans le cadre d’un congé individuel de formation.

Après un stage auprès d’une professionnelle en milieu psychiatrique, ce dernier servant à me sensibiliser et ainsi appuyer ma future orientation professionnelle, je me suis informée par la suite des différentes formations proposées en France. (Aucun lieu de formation dans ma région natale)

Par la suite, après la réception de devis de formations d’écoles, ne pouvant pas être mobile géographiquement, n’ayant pas les moyens financiers d’en assurer les frais, je me suis tournée vers Marie-Anne afin de lui faire part de cette impasse.

Marie-Anne, en qualité de formatrice indépendante, m’a alors proposé d’établir un plan de formation personnalisé à mes compétences manquantes et suite à l’accord de financement du Pôle emploi, j’ai pu acquérir un apport théorique et méthodologique en Socio-Esthétique afin de me professionnaliser.

Cet apport a été pour moi d’une grande richesse et m’a permis d’entrevoir concrètement l’impact positif qu’est l’outil esthétique et son rôle de médiateur «au corps» hautement bénéfique pour les gens en souffrance.

Marie-Anne par sa sympathie et ses précieuses compétences à su me communiquer sa passion pour son métier, ses qualités humaines et pédagogiques, le tout allié à un grand professionnalisme qui m’a définitivement impulsé vers ce métier.

Marie-Anne m’a fait découvrir la dimension holistique de cette profession en m’apportant des bases solides en terme de savoir-faire mais également de savoir être. Je possède maintenant les clefs pour établir une relation d’aide en utilisant les soins esthétiques comme médiateur en favorisant un mieux-être physique mais aussi psychologique. Le tout, dans un but toujours présent, de proposer un accompagnement individualisé et global autour « du corps ».

Je suis alors devenue, grâce à cet enseignement, une réelle et compétente professionnelle de santé et me prépare consciencieusement à en appliquer les concepts.

Je remercie profondément Marie-Anne de m’avoir donné la possibilité de suivre cet enseignement d’une grande qualité et utile au plus grand nombre des êtres humains.

Florence E.

J’ai su que j’étais malade en mars 2014. Lors de ma première hospitalisation, le jour où j’ai appris précisément ce que j’avais, plusieurs personnes ont défilé dans ma chambre. Parmi elles, une femme s’est présentée en tant que socio-esthéticienne et m’a donné un rendez-vous à la Ligue contre le cancer pour un soin. En fait, je n’avais pas envie d’y aller. Je ne parvenais pas à accepter le fait d’être malade ; pourquoi moi ? Après quelques semaines, j’ai transformé la question en pourquoi cela ne concernerait que les autres, que les héroïnes sont là pour illustrer les romans, que je devais reconnaître mes fragilités et faire de ma maladie (à ce jour incurable) une de mes identités.

Peu avant le diagnostic, un collègue m’avait demandé si je buvais parce que j’avais le visage rouge. Ces taches sont imputables à la maladie. Aujourd’hui, elles se sont estompées. Mais, le traitement pris quotidiennement tend à assécher ma peau et parfois des boutons apparaissent autour de la bouche. Même si je n’envisage plus d’être jolie, les soins prodigués par la socio-esthéticienne me font du bien. Les crèmes, les massages, les mots échangés (conseils professionnels et bavardages) sont un réel moment de détente. Quand je sors de la séance, je pense à la suivante et me dis que la maladie n’est pas une fin de sociabilité.

Marion C. infimière en psychiatrie diplômée d’état

Formation de qualité, sérieuse et néanmoins sympathique qui permet au soignant non titulaire d’un CAP d’esthétique de prodiguer des soins adaptés, simples et efficaces en terme de restauration de l’image de soi (soin visage, maquillage, épilation à la pince), de réappropriation du schéma corporel particulièrement perturbé en psychiatrie (modelages du corps). Nul doute que le sentiment d’estime de soi lui aussi malmené comme le sentiment d’appartenance ne s’en trouvent améliorés après ces soins qui font appel  aux notions de Moi-Peau, de Holding et de Handling… auxquelles le soignant peut se référer pour élargir sa panoplie du prendre soin en santé mentale. Formation qui donne envie d’aller plus loin dans l’apprentissage des soins.

Séverine P.

Cette formation a été très enrichissante et m’a confirmé que j’avais fait le bon choix en ce qui concerne ma profession. Marie-Anne est une personne charismatique, accessible et captivante. Une formatrice digne de ce nom qui vous communique sa passion. Cette formation était indispensable pour moi car j’interviens en tant que bénévole au sein d’une clinique et je ne pouvais pas rester dans l’à-peu-près.

Line M.

J’ai suivi la formation de Marie-Anne : Soins esthétiques auprès des personnes atteintes de cancer à NANTERRE, les 26 et 27 février 2017.
Ces deux jours ont été très enrichissants en enseignement ainsi que sur le plan humain. Les cours sont clairs et de qualité. Marie-Anne est une personne passionnée par son métier, très à l’écoute et disponible.
Cette formation m’a permis de continuer mon métier d’esthéticienne, mais avec quelque chose en plus!!! Je recommande ce stage à toutes les esthéticiennes qui désirent avoir une première approche de la Socio- esthétique.

Christine E.

En tout cas, je suis convaincue que l’aide, les soins et les massages m’ont permis de reprendre goût au soin de soi.
Déjà, je trouve que l’aide de la socio-esthéticienne doit intervenir dès la chimiothérapie car c’est là que les effets sur la peau sont les plus significatifs. Moi, j’ai eu la peau très sèche et j’ai dû prendre pour habitude de bien hydrater la peau de mon visage et de mon du corps. C’est là aussi que je me suis aperçue qu’il ne fallait pas utiliser n’importe quelle crème. J’ai utilisé une fois une crème bio qui m’a donné des rougeurs pendant une semaine car elle contenait de l’alcool. A l’époque, je n’avais pas de contact avec une socio-esthéticienne qui aurait pu me conseiller.Tous ces effets ne sont pas spécialement connus des médecins. Ainsi, quand j’ai eu un duvet qui est apparu sur mon visage après ma chimiothérapie, lors de la repousse des cheveux, heureusement que ma socio-esthéticienne m’a rassurée : « ou ils disparaissaient comme c’est le cas dans la majorité des cas et c’est ce qui s’est produit, ou il serait possible de les enlever ».
Merci encore pour tout ce que tu fais à la clinique et à la Ligue.

Florence P.

Ce fut avant tout une merveilleuse aventure humaine avec des professionnelles sensibles, investies et surtout convaincues du bienfait qu’elles pouvaient m’apporter.

Merci à elles d’exister.

Ma première rencontre fut un grand et beau sourire, sincère et chaleureux qui m’a accueilli.

Un regard bienveillant qui s’est posé sur moi. Une voix douce et rassurante qui m’a invitée à m’initier, au contact de ses mains apaisantes et réparatrices à la socio esthétique.

A chaque étape de ma maladie, je me suis laissée guider par leurs conseils et soigner par des gestes précis et adaptés, toujours dans la plus stricte intimité.

Une aide précieuse qui m’a permis de me réapproprier mon corps et de me réconcilier avec l’image qu’il me renvoyait.

Cela a commencé par un cours « effet bonne mine » pour masquer mes traits tirés et recevoir les compliments de mes collègues de travail ignorantes de mes séances de chimiothérapie.

Apprendre à jouer du foulard pour dissimuler le début de mon alopécie, amusant mes amis sur le nouveau style que j’avais pris.

Mais aussi, le passage à la tonte qui se révèlera libérateur et où très vite le choix pour moi d’une perruque n’a plus été essentiel car elles m’aideront à me trouver belle telle que je suis. Et mes enfants aussi !

 Et puis, se succèdent mes deux séjours en chambre stérile. Des temps d’écoute et de soutien où la parole n’est plus indispensable mais où le toucher y prend toute sa place. Mon corps affaibli et très amaigri qui s’abandonne enfin à une sensation exquise de douceur et de chaleur. Mon esprit qui s’évade lui aussi et vous en remercie.

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